dimanche 25 octobre 2015

Energie solaire


Un réseau de chercheurs africains
veut développer la recherche sur l'énergie solaire.


Comme je l'ai annoncé dans le descriptif de ce blog, celui-ci me servira régulièrement à présenter les contours d'un projet lié à l'information sur la science qui se fait en Afrique et par des Africains. Après deux premiers billets d'actualité sur des travaux scientifiques, il me semble opportun de commencer à éclairer ce second point.

Au salon World Efficiency, après la remise des trophées de la recherche publique énergie environnement climat, l'IRD a tenu une petite conférence de presse, en présence de son PDG Jean-Paul Moatti. Cela m'a permis d'échanger avec les chercheurs de cet organisme et de l'université de Ouagadougou, au Burkina Faso, récompensés par l'un des trophées. Cela m'a aussi permis de rencontrer Arouna Darga, de l'université Pierre-et-Marie-Curie, venu féliciter son ancien professeur François Zougmoré.

Arouna Darga m'a expliqué qu'il mène des travaux de recherche dans le domaine des dispositifs photovoltaïques, qui convertissent l'énergie lumineuse du Soleil en énergie électrique. Il travaille au sein du Laboratoire de génie électrique de Paris, installé à Gif-sur-Yvette. Et l'équipe dont il est membre participe à l'Institut photovoltaïque d'Ile-de-France, partenariat entre des sociétés industrielles et des organismes publics de recherche. Il se trouve que je connais le directeur scientifique de cet institut, et même, d'ailleurs, le président. Cela a facilité le contact.

Quand j'ai parlé science en Afrique à Arouna Darga, il a bien voulu m'écouter. Et il m'a indiqué qu'il est membre (et même représentant pour la France) d'un réseau de chercheurs africains nommé ANSOLE (acronyme anglais pour « réseau africain pour l'énergie solaire »). le coordinateur du réseau est Daniel Ayuk Mbi EGBE, de l'université Johannes Kepler de Linz, en Autriche.

Je n'ai pas pris le temps d'enquêter sur ce réseau au-delà d'une visite sur son site Web. Si j'en crois celui-ci, il a des représentants dans une soixantaine de pays dans le monde, dont une bonne partie en Afrique même. Avec le soutien de l'ICTP, centre international de physique théorique installé à Trieste, en Italie, et de la TWAS (Académie des sciences du monde), il finance des voyages, des équipements, de la documentation, ainsi que l'organisation de journées scientifiques.

ANSOLE a ainsi réuni ses membres à Arusha, en Tanzanie, en juillet dernier. Le prochain rendez-vous est fixé au début de février 2016, à Sharm El-sheikh, en Egypte. INCORE 2016, conférence internationale sur l'énergie renouvelable fêtera les 5 ans du réseau. Les chercheurs qui souhaitent y présenter une communication doivent être en train de peaufiner leurs résumés : la date limite de dépôt est le 11 novembre prochain.

Pour ce qui me concerne, j'aurai d'autres voyages à faire à la même période, et je ne pourrai pas goûter aux joies de la science dans le cadre très agréable de la station balnéaire égyptienne. Mais je vais quand même essayer d'y avoir une correspondante ou un correspondant pour pouvoir en parler, sur ce blog ou sur un autre support qui pourrait être créé d'ici là. Prenons rendez-vous pour février.

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